Affichage des articles dont le libellé est Art. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Art. Afficher tous les articles

mardi 13 juin 2017

Un petit tour de valse avec Camille Claudel


« La valse » de Camille Claudel, un bronze adjugé dimanche dernier à la petite-nièce de l'artiste pour 1,46 million d'euros.
« Le Valls » de Hopla, un bronze mou jamais adjugé ...

Encore un post tiré par les cheveux. Ce blog me rendra chauve !
Oui je sais, je suis un mécréant, un impie, un hérétique qui ne respecte rien, et qu'aucun mauvais jeu de mot n'arrête.
En même temps Manuel est un grand garçon qui va ou il veut.

Cette oeuvre mesure 46,7 cm. Cela fait 31 263,38 euro le cm. C'est totalement idiot mais je fais ce genre de calcul toutes les fois que je tombe sur une vente d'oeuvre d'art dont le prix me suffoque et m'époustoufle. Une réaction de pauvre évidement qui ne peut rien entendre à ces choses.

Cela étant c'est une très belle oeuvre. Ce qui est marrant c'est qu'en 1892, l'année ou fut réalisée ce bronze la danseuse était nue, ce qui faisait à cette époque désordre et scandale, et il fut demandé à l'artiste de couvrir cette nudité pour espérer une commande d'état.
On peut aussi s'étonner que seule la nudité de la femme choquait, le drapé rajouté par Camille Claudel en 1901 ne voilant que les fesses de la dame. 
Conclusion, un cul de mec est moins indécent qu'un cul de meuf. Allez comprendre !

- Oui Raoul, tu veux dire quelque chose ?
- Moi je coule des bronzes tous les jours et je ne suis toujours pas riche. 
- Merci Raoul pour cette conclusion tout en poésie !

dimanche 4 juin 2017

L'art waterproof


« Place des Arts » place Broglie hier après midi
Ou la sculpture à la détrempe c'est comme on veut.
Ambiance potage et fin de reportage ... 

vendredi 26 mai 2017

Le pont de l'Ascension ne passe pas par Avignon


« Pont du Gard » - Albert Clément - Cliquez sur l'image pour agrandir

Quel titre ! Je me désespère parfois !

Bref, on a le pont qu'on peut !
Je choisis moi ce matin le « pont du Gard » du peintre Albert André qui nous invite ici à partager cette paisible scène de baignade au bord du Gardon, pleine de simplicité et de légèreté, et ou ne semble régner  parmi ces charmantes naïades alanguies que joie de vivre et insouciance.


Pour en savoir un peu plus sur Albert André :
• http://magazineprosperartsplastiques.blogspot.fr/2012/05/pont-du-gard-albert-andre-peintre.html
• https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Andr%C3%A9


Le Pont du Gard, l'été dernier

jeudi 25 mai 2017

Des jésus composés


C'est l'ascension. Chouette alors !

 La vie de Jésus ressemble un peu au film « un jour sans fin », qui chaque matin, tout pareil à celui de la veille, se répète inlassablement.

Lui Jésus c'est sa vie qui se recommence implacablement chaque année.
Quelle galère quand il y pense !
Il naît en Décembre, devient dans la foulée prophète sauveur des hommes, se fait crucifier en Avril, ressuscite  quelques jours après, monte au ciel en Mai, prends quelques semaines de congé, et  à peine remis se prépare déjà pour  sa prochaine renaissance en Décembre,  et toujours dans cette même ruine d'étable sans eau ni chauffage ensablée au fin fond du trou du cul du monde, à devoir se peler le jonc dans  un pucier de paille humide et puante sous les naseaux fumants des vaches et des ânes.

Et à partir de là l'histoire revient au début....

Ah mais quelle vie ! Faut-il qu'il nous aime quand même pour endurer toutes ces épreuves, toutes ces mortifications, tous ces supplices. Tant d'efforts pour si peu !

Puisqu'il est question de Jésus aujourd'hui, j'en ai croisé quelques uns de bien sympathiques, nés de l'imagination délirante de quelques peintres illusionnistes.






Je n'ai pas trouvé le nom de ces peintres. Je ne me suis pas non plus épuisé à chercher. Demain peut-être ...


mardi 13 décembre 2016

Winter Salon 2016


Si je me promenais dimanche du côté de l'Orangerie, c'est que j'étais en charge des photos de l'exposition d'art contemporain « Winter Salon 2016 » qui se tenait au pavillon Joséphine.

Indépendamment du blog, j'ai fais une page pour les artistes.
Si vous aussi vous aimez les expos sans avoir à sortir de chez vous, c'est ici.


dimanche 11 décembre 2016

Les amours du poète


Un bien étrange sculpture !
Celle-là se dresse à quelques mètres du Pavillon Joséphine dans le Parc de l'Orangerie.
Je n'y avais jamais prêté attention. Elle m'est tombée dans l'objectif tout à l'heure ...

Fontaine de Jean Claus, «Les amours du poète » réalisée en plyesther et fibres de verre en 1993.

Et alors, épouvantail, croquemitaine, sorcière, revenant, lépreux, monstre marin, alien, MAM dans 20 ans, Casimir en fin de vie, virus mutant, abus de coke ?
Et ces têtes avec des ailes, non mais allô quoi ? Et puis pourquoi est-ce qu'elles lui sortent de la bouche ? Je dis la bouche, mais on n'en sait rien. C'est peut-être son trou de balle à la chose, ou sa narine, ou un autre orifice inconnu des Terriens.

Mais des considération plus poétiques ont bien sûr inspiré cette création, qui se veut un hommage à Schuman et à Henrich Heine pour «Les amours du poète», une série de chants composés par le premier sur des textes du second.
Personnellement, si c'est pour faire de tels cauchemars, je ne suis pas prêt de lire de l'Heinrich ou d'écouter du Schuman.

Je la trouve un peu morbide cette oeuvre ...


mercredi 15 juin 2016

Picasso et mon ex belle mère

Je n'imaginais pas jusqu'à ce matin que ces deux là aient pu se rencontrer un jour.
Je n'avais en effet jamais vu cette sculpture de Picasso.

Aucun doute possible pourtant. La ressemblance est je vous assure par trop frappante.
Comme un coup de poing dans la gueule en vérité. Ben merde et beurk alors, la belle doche modèle du grand homme !

Ah belle maman, si vous voulez bien me permettre le temps de ces quelques lignes de vous appeler de nouveau ainsi, les années avaient je dois dire un peu gommé en moi le souvenir de votre laideur.

La femme au Feuillage - Picasso
Exposition du 8 mars au 28 Août 2016 - Musée Picasso - Paris

Mais comme je vous retrouve ici, tellement vous-même. Votre plâtreuse face rectangulaire aux angles mollassons, vos yeux, insondables orbites que nulle vie n'anima jamais complètement, votre bouche, sombre  cavité que l'artiste a choisi de représenter dénudée, c'est à dire sans votre coûteux dentier, votre long cou, à moins qu'il ne s'agisse d'un menton, je n'ai jamais vraiment su, rigide boudin prolongé d'un goitre hideux partagé  en deux flasques roubignoles se balançant lourdement au gré de vos mouvements. Comme elles m'amusaient vos  deux burnes pendouillantes belle maman, si incongrues en ce lieu, que par espièglerie, le saviez vous, j'avais baptisé Flac et Floc, ou l'inverse, je ne sais plus.
Comment vont-elles ces chères gonades ?

M'attardant encore un moment sur l'image de cette sculpture je ne peux que louer le talent de Pablo qui sut si bien rendre grâce à tant de disgrâce, offrant à votre prodigieuse mocheté comme un chemin de rédemption à travers cette création artistique.
Je reconnais bien là votre aspect glaiseux, vos aspérités si rugueuses et acérées que leur seul frôlement suffisait à provoquer de profondes entailles chez ceux qui s'aventuraient imprudemment trop près de vous. Dans vos rares moments d'abandon il vous arrivait parfois de vous plaindre de notre distance à votre égard. C'est simplement que nous n'avions pas toujours sur nous une trousse de  secours, ou suffisamment de sparadraps pour panser tout le monde.

Mais il y a si longtemps que je ne vous ai vu.
Certainement ne ressemblez vous plus à rien aujourd'hui, sinon peut-être à un champ de mines dévasté, jonché des décombres de ce que vous fûtes.

Il me reste toutefois toujours une question belle maman. Votre fille, si belle du temps de nos amours, de qui est-elle vraiment ?

Rubrique : Famille je vous aime.